Bourdieu qui
m'éclaire, qui voit grand en nous montrant comme tout se confirme au
petit niveau et comme rien ne se comprend mais comme tout saute aux
yeux. La grande bourgeoisie et la petite se vouent au même effort de
distinction, au fond du fond on est tous en mal de reconnaissance, on
veut croire en nos trajectoires mais certaines sont toujours tracées
d'avance, celles qui traversent moins d'étages de la stratification
sociale car elles ont les bras, certes forts, mais plus courts. Les
styles, les styles de vie et les goûts s'opposent, on fait tous
différer nos préférences, surtout par rapport à ceux qui nous
sont le plus proches. Cette bataille se teinte de dédain ou de
rancœur, du mépris des uns contre les autres et des autres contre
les uns, tous autant que nous sommes, mais au fond les mêmes
mécanismes opèrent. On naît ce qu'on devient mais chacun amasse
son pactole d'individualité pour essayer de tracer son chemin dans
les fouillis de l'ordre établi.
mercredi 12 février 2014
jeudi 10 octobre 2013
10.10.13
Ce sera ça, désormais,
les jours et les nuits, une succession ininterrompue de vagues, de
remous, de creux, de coton, d'écume légère et de tasses salées.
La vie comme un fil que l'on perd presque toutes les secondes, elle
m'échappe, je refuse formellement de la laisser entrer mais elle
s'embobine toujours autour des cœurs sages.
C'est des voix chuchotées
que je ne veux pas voir se chuchoter. C'est des présences qui
passent de près et de loin que j'aimerais garder pour toujours dans
les endroits que j'appellerai ici, là, céans. C'est des jours qui
s'écoulent plus vite que le sable du sablier. C'est la nuit qui
tombe plus tôt, les mouettes derrière les carreaux et mon radiateur
qui ne veut pas s'allumer, pas encore,
il souffle, le ventre plein de la poussière de siècles entiers.
C'est tous les détails les couleurs les sensations les humeurs les
températures de cette vie que je sauvegarde pour me sauver. C'est
les encore que je n'ose pas articuler quand ça me plaît.
C'est les grandes personnes qui répondent à mes petits appels et
renversent l'ordre de grandeur en élargissant celui des possibles.
C'est le silence, c'est la bienveillance dans tout ce que
j'entreprends, c'est la croyance dans les intérieurs, la croyance
dans les croyances, la croyance dans les regards et rien que les
regards, même ceux se perdent s'étreignent s'éteignent s'évitent
s'évitent encore par peur de se trouver.
vendredi 26 juillet 2013
22.07.13
Il faut bien que ça
sorte toutes ces pensées alors que la pleine lune éclaire les murs
de la maison. Il faut que ça s'en aille chaque jour un peu plus, à
chaque bain dans la Grande douce j'aimerais me délester de quelques
grammes de préoccupations et gagner en échange la délicieuse
capacité de m'émerveiller, de m'attarder, de me poser, de me
reposer sur les choses qui m'entourent, les chaises, les pierres au
bord de l'eau, les bancs sous les grands arbres, les coins d'ombre,
toutes ces choses qui ne bougent pas. Paradoxalement c'est dans cet
endroit incroyablement apaisant que monte en moi l'impression d'avoir
perdu mon chemin, comme s'il n'y avait que deux routes à choisir:
l'indésirable ou l'impossible. J'ai cette capacité à griller mes
cartes avant même qu'elles aient eu le temps d'exister. C'est quand
qu'on apprend à s'apprendre? Quand est-ce qu'on comprend que c'est à
nous de faire les démarches nécessaires et qu'une fois qu'on a
commencé le reste s'ensuit? J'ai perdu le cordon ombilical qui me
rattachait à certaines sphères du monde dans lequel nous évoluons,
je ne sais plus d'où je viens, quel âge j'ai, où j'habite, où je
vais, ce qui occupe mes pensées les plus profondes ni quelles
questions me meuvent, quelles langues m'habitent, ce qui me fait
plaisir, quels mots employer. Je ne sais plus qui m'entoure, quelle
place j'occupe, je perds un peu le sens du présent ou plutôt la
capacité à le cueillir puisque je ne pense plus qu'en termes
d'heures qui passent, de températures à la hausse, de repas, de
satiété, de rafraîchissement, d'agitation ou de silence.
J'ai eu mal pour K. aujourd'hui, 11 heures de travail et les yeux du monde entier rivés sur elle. Les naissances me fascinent mais m'effraient encore plus, à chaque fois je sens qu'au fond de moi les questions se bousculent. Un corps peut-il vraiment supporter tant de tensions, de douleurs et d'émotions? En serai-je là un jour moi-même? Aurai-je des personnes de confiance autour de moi? Aurai-je les moyens d'accueillir et d'aimer un nouveau-né? Je sais bien que sur le moment ces questions ne se posent plus mais là, bizarrement, elles prennent beaucoup de place. Je vois des gens tout autour de nous, des rythmes le long de l'eau, des enfants qui courent et s'agitent pour aller se chercher une crêpe, leurs parents qui débarrassent la table en deux-deux et se déhanchent toujours, toutes ces cigarettes entre les pouces et les majeurs qui étirent leurs volutes, ce sont des mondes qui cohabitent et moi au milieu de tout ça, les bras ballants mais le cœur emballé, j'avale ces impressions, je ravale mon appétit d'autrui. Combien de temps encore? Il est temps, je crois, de reprendre le volant, le vrai, celui qu'on tient fermement entre ses doigts le temps d'un été et ensuite la vie entière pour cesser de perdre la direction de l'avant et reprendre possession des virages.
J'ai eu mal pour K. aujourd'hui, 11 heures de travail et les yeux du monde entier rivés sur elle. Les naissances me fascinent mais m'effraient encore plus, à chaque fois je sens qu'au fond de moi les questions se bousculent. Un corps peut-il vraiment supporter tant de tensions, de douleurs et d'émotions? En serai-je là un jour moi-même? Aurai-je des personnes de confiance autour de moi? Aurai-je les moyens d'accueillir et d'aimer un nouveau-né? Je sais bien que sur le moment ces questions ne se posent plus mais là, bizarrement, elles prennent beaucoup de place. Je vois des gens tout autour de nous, des rythmes le long de l'eau, des enfants qui courent et s'agitent pour aller se chercher une crêpe, leurs parents qui débarrassent la table en deux-deux et se déhanchent toujours, toutes ces cigarettes entre les pouces et les majeurs qui étirent leurs volutes, ce sont des mondes qui cohabitent et moi au milieu de tout ça, les bras ballants mais le cœur emballé, j'avale ces impressions, je ravale mon appétit d'autrui. Combien de temps encore? Il est temps, je crois, de reprendre le volant, le vrai, celui qu'on tient fermement entre ses doigts le temps d'un été et ensuite la vie entière pour cesser de perdre la direction de l'avant et reprendre possession des virages.
jeudi 11 juillet 2013
11.07.13
Tout a commencé à 7h35
entre Maastricht et cette ville de Visé dont la gare frise
l'autoroute. Le train nous fila entre les doigts, le poids de ma
valise ne me ralentissait pas plus que ça, le chef de gare a juste
jugé bon de siffler quelques secondes avant l'arrivée de 15
passagers. Soit. Ensuite, la voiture blanche m'attendait en warning,
je suis montée à l'arrière en
enjambant ce que je pouvais, comme si cette banquette avait passé
ses nuits à attendre le jour où la route me rendrait la liberté du
long way home. Dans le
rétroviseur, je croisais souvent les yeux d'une fille inconnue,
d'une autre Charlotte qui m'apprit qu'en Belgique les dictées
étaient souvent bannies des cours de français et les bras m'en sont
presque tombés. Ils finiront où les s à la deuxième personne si
on les oublie comme ça sans scrupules? Je frissonne facilement pour
ce genre de choses. Le silence s'est installé dans l'habitacle et,
comme souvent, je me suis regardée de l'autre côté de la vitre, un
appel de ma grand-mère en plein milieu de l'autoroute, mon
incapacité à répondre à son ''Alors dis-moi, tu es où là?'',
Paris au loin, le compte-à-rebours qui avait été lancé dès mon
réveil quelques minutes avant 6h, mon jus de fruits pressé qui se
réchauffait à mesure que le soleil tapait, l'odeur du pain de mie
des sandwiches qui n'en sont pas des vrais, la tête de la
fille devant moi qui tombait d'un côté ou de l'autre et la route
qui s'élançait à travers l'appuie-tête.
Aux abords de la capitale, le périph' nous a prises à la gorge sans attendre et les minutes défilaient nettement plus vite que les kilomètres. Les trains n'attendent pas, c'est bien connu. En deux secondes me voici parachutée dans un rame de métro, puis une autre, et une troisième très imprévue, me voilà le front dégoulinant, les bretelles glissant, les pieds gonflant, les seins secoués et le souffle court sur le pont Charles de Gaulle, 29° au compteur, entre deux gares qui ne m'avaient jamais parues si éloignées. Les sièges des trains corail ont perdu depuis longtemps leur patin, ils collent aux cuisses comme des ventouses. J'ai bien vu, monsieur qui lisait le Nouvel Obs et posa son billet pour Périgueux bien à plat sur la table, votre regard interrogateur face à la rougeur de mon visage, oui oui, vous aussi, jeune bourgeois scrupuleusement moustachu, mais j'ai couru, je me suis extirpée de mon propre corps du mieux que je pouvais, si vous saviez combien de couloirs j'ai avalés et de minutes j'ai comptées, celles qui tournaient et celles que j'aurais voulu rallonger pour tout au monde, avant de pouvoir vous demander, à vous, de me monter ma valise sur la galerie, et à vous, d'échanger de place pour que le paysage s'offre à mes yeux plutôt que de courir après lui et que tout se brouille.
Pendant quatre heures, j'aurai suivi le fil de cette conversation qui plongeait le compartiment entier dans les dessous des productions du cinéma français. Et bam, la fiction se réduit à la plus pragmatique des réalité faite de chiffres, de budgets, de décors, de locations de décors, de coups de fil foireux, d'imprévus mal gérés, de comédiens antipathiques et d'endurance sur le long terme. Toujours est-il que ces trois passagers étaient là pour tourner un court-métrage à, je l'apprendrais plus tard, presque trois pas de ma maison. Cela veut dire qu'à quelques kilomètres de moi, de cet être qui écrit alors que les fenêtres sont noires, que les lampadaires résistent aux orages et aux grillons, sur Muy Tranquilo de Gramatik, ces jeunes personnes s'affairent sur les routes du Lot pour faire voir le jour à un projet. On s'est suivis jusqu'à la petite gare du terminus, le long du paysage qui apaise de son vert, les vaches limousines, les gares désertes, les noms qui sonnent si bien, les anciennes plaques d'immatriculation sur la plupart des voitures, tout ça, tous ces éléments qui soufflent souvent quelques chose comme tant que nous sommes là, ça ne pourra pas être complètement la fin de l'espoir. Ces personnes-là ne se retourneront pas, pas même pour me sourire en guise d'au revoir, alors que moi je m'étais préparée deux phrases bien ficelées pour finir cet échange en pointillés, pour les revoir peut-être et assister à la naissance de leur film prometteur. Non, pas de regard ni de clin d'œil, cela m'a bien sûr permis d'accuser le manque de spontanéité de tous les français, tous autant qu'ils sont, autant que nous sommes, mais j'ai ouvert la porte de ma maison avec la ferme impression that I should be here and nowhere else.
Aux abords de la capitale, le périph' nous a prises à la gorge sans attendre et les minutes défilaient nettement plus vite que les kilomètres. Les trains n'attendent pas, c'est bien connu. En deux secondes me voici parachutée dans un rame de métro, puis une autre, et une troisième très imprévue, me voilà le front dégoulinant, les bretelles glissant, les pieds gonflant, les seins secoués et le souffle court sur le pont Charles de Gaulle, 29° au compteur, entre deux gares qui ne m'avaient jamais parues si éloignées. Les sièges des trains corail ont perdu depuis longtemps leur patin, ils collent aux cuisses comme des ventouses. J'ai bien vu, monsieur qui lisait le Nouvel Obs et posa son billet pour Périgueux bien à plat sur la table, votre regard interrogateur face à la rougeur de mon visage, oui oui, vous aussi, jeune bourgeois scrupuleusement moustachu, mais j'ai couru, je me suis extirpée de mon propre corps du mieux que je pouvais, si vous saviez combien de couloirs j'ai avalés et de minutes j'ai comptées, celles qui tournaient et celles que j'aurais voulu rallonger pour tout au monde, avant de pouvoir vous demander, à vous, de me monter ma valise sur la galerie, et à vous, d'échanger de place pour que le paysage s'offre à mes yeux plutôt que de courir après lui et que tout se brouille.
Pendant quatre heures, j'aurai suivi le fil de cette conversation qui plongeait le compartiment entier dans les dessous des productions du cinéma français. Et bam, la fiction se réduit à la plus pragmatique des réalité faite de chiffres, de budgets, de décors, de locations de décors, de coups de fil foireux, d'imprévus mal gérés, de comédiens antipathiques et d'endurance sur le long terme. Toujours est-il que ces trois passagers étaient là pour tourner un court-métrage à, je l'apprendrais plus tard, presque trois pas de ma maison. Cela veut dire qu'à quelques kilomètres de moi, de cet être qui écrit alors que les fenêtres sont noires, que les lampadaires résistent aux orages et aux grillons, sur Muy Tranquilo de Gramatik, ces jeunes personnes s'affairent sur les routes du Lot pour faire voir le jour à un projet. On s'est suivis jusqu'à la petite gare du terminus, le long du paysage qui apaise de son vert, les vaches limousines, les gares désertes, les noms qui sonnent si bien, les anciennes plaques d'immatriculation sur la plupart des voitures, tout ça, tous ces éléments qui soufflent souvent quelques chose comme tant que nous sommes là, ça ne pourra pas être complètement la fin de l'espoir. Ces personnes-là ne se retourneront pas, pas même pour me sourire en guise d'au revoir, alors que moi je m'étais préparée deux phrases bien ficelées pour finir cet échange en pointillés, pour les revoir peut-être et assister à la naissance de leur film prometteur. Non, pas de regard ni de clin d'œil, cela m'a bien sûr permis d'accuser le manque de spontanéité de tous les français, tous autant qu'ils sont, autant que nous sommes, mais j'ai ouvert la porte de ma maison avec la ferme impression that I should be here and nowhere else.
samedi 22 juin 2013
29.04.13
Trois fois aujourd'hui
j'ai vu la mer à l'écran, trois histoires qui se déroulent, trois
finistères, rien de plus normal que des gens qui vont ensemble aux
limites de la terre ferme pour se prouver qu'on tient encore mieux
face au vide. Seule dans mon lit, au milieu de l'après-midi, mes
larmes coulent pour Adam, Roméo et Juliette et ce film qui n'est que
battements, bataille et beauté. La beauté de la bataille pour les
battements d'un enfant. Elle sait filmer les carreaux qui donnent sur
la vie de la ville et ceux qu'on voit moins et se construisent entre
les gens. Avec I. et C., on s'est mis en chemin à neuf heures moins
dix et il faisait encore jour, les rues étaient apaisantes alors
qu'en nous murmurait la fin d'une journée bancale. Là, on y arrive,
les trottoirs sont déserts, les lampadaires s'éveillent mais le
jour demeure, on trouve six sièges pour nous, on les occupe et on
part en train de nuit à Lisbonne. Deux heures plus tard, on sort en
file indienne, on trouve une table avec cinq chaises et on les occupe
à nouveau. Après cinq consommations on décide de retrouver l'air
frais pour qu'il nous ramène au bercail. Ensemble, toujours, les uns
à côté des autres on rentre chez nous en faisant des détours pour
ne pas avoir à quitter le confort que nos pas s'apportent. J'ai la
clé dans ma poche, je l'insère, je tourne, tout le monde au chaud
et les vélos aussi. Je me mets en culotte avant de dormir, je
m'étale sur mon lit pour éclairer ma chambre avant de dormir, je me
brosse les dents dans la baignoire avant de dormir, j'entends que H.
pianote avant de dormir, je dis au blizzard qu'il peut niquer sa mère
avant de dormir. Depuis hier, je porte une boule très discrète à
l'oreille droite. Plus de boules quies, plus d'écouteur, plus de
boucles, rien que cette petite marque de jours nouveaux dans un corps
sans doute un peu plus libre. Alors bonne nuit, et je le pense
vraiment quand je dis ça aux gens, je leur souhaite du plus profond
de moi, je veux qu'on dorme bien, sans houle sans trouble sans
sursauts, non, comme hier et avant-hier j'aimerais que la lune voie
le sourire et la reconnaissance que je lui envoie avant de dormir.
22.04.13
La journée d'aujourd'hui
me mène à une des ces soirs qui fait soupeser tout le poids des
choses, celui des heures passées, des pas à travers la ville, des
mots ingérés. Je monte les escaliers, mes livres contre le cœur,
et glisse la moitié de mes jambes sous la couette. Je me visse des
sons aux oreilles, j'enchaîne les chansons les yeux fermés pour ne
pas entendre que de sous mon plancher montent les rires et les
chuchotements pour lesquels on troquerait tous des litres de
sacrifices. Je ne veux pas être témoin du bonheur des autres,
vois-tu, pas ce soir. Je les entends descendre les escaliers sur la
pointe des pieds pour se prendre un verre d'eau dans la cuisine et
rendre ainsi à leurs bouches la fraîcheur que leurs lèvres se
volent. Je veux me replier sur moi-même pour m'emplir de ma propre
respiration et me dire qu'on peut s'endormir tout seul, qu'au fond on
est tellement de personnes en une seule que l'ennui ne nous touchera
pas, pas ce soir.
16.03.13
Après une heure trente,
la fille au joli juste-au-corps m'a dit c'est bon tu peux y aller. Je
venais seulement de décapsuler ma boisson, j'ai enfilé mon manteau
sans lâcher cette petite bouteille d'eau claire et je suis allée
m'asseoir sur les bancs, devant l'entrée, dehors dans le souffle du
soir, alors qu'au loin les cloches carillonnaient 22h30. Le couple
que j'avais passé la soirée à observer en essuyant des verres à
vin est sorti peu après. Ça sautait aux yeux qu'elle penchait du
côté du restons-en là, je regagnerai bientôt les States,
qu'allons-nous faire d'un océan, nous sommes à des stades de vie
différents but it was nice, really nice. Il lui a galamment
tenu son manteau, s'est assuré de la savoir entre de bonnes mains
pour rentrer mais il avait la queue entre les jambes et le bonnet
enfoncé bien bas sur les oreilles. C'était le même froid sous mes
doigts qui tenaient la bouteille que dans l'eau qu'elle contenait que
dans les brèves gorgées que j'avalais. Le contenant, le contenu,
moi qui tiens, l'air qui nous entoure, une bulle de froid et de
calme, surtout, car le froid est toujours silence. BB le couronnait
à merveille comme toutes les minutes de mes instants en ce moment.
Tant le ciel était sombre. Bien sûr, ce serait plus facile
de mettre la clé sous la porte pour aller en ouvrir de nouvelles.
Bien sûr, c'est toujours plus aisé de se planter comme nouvel
arrivant plutôt que de trouver sa place parmi les anciens.
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